Un coup d’œil sur « Les Néoconservateurs arabes et la Paix en Golfe Persique »

Un coup d’œil sur Les Néoconservateurs arabes et la Paix en Golfe Persique

.Truth NGO-Eldar Mamedov, le conseiller politique du groupe Socialistes et Démocrates au Parlement européen, a publié le 5 février, un article intitulé « Les Néoconservateurs arabes et la Paix en Golfe Persique ».

Les points clés de cet article :

Ces dernières années, les néoconservateurs arabes comme le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed bin Salman et le prince héritier d’Abu Dhabi Mohammed ben Zayed ont émergé. Leur trait distinctif est une forte dépendance à l’égard de la puissance militaire pour redéfinir la carte politique du Moyen-Orient en leur faveur, dans le but principal de repousser l’Iran, une politique qu’ils partagent avec les premiers néoconservateurs américains.

Pourtant, leur bilan n’est pas plus réussi que celui de leurs homologues américains dans des endroits comme l’Irak. La guerre au Yémen, sans fin en vue, et encore moins de tout ce qui pourrait être interprété comme une victoire saoudienne. Les tentatives de Riyad et d’Abu Dhabi d’isoler le Qatar a donné lieu à approfondir son lien avec  la Turquie et l’Iran. Les efforts saoudiens brutaux pour intervenir dans Liban ont renforcé le Hezbollah, selon RNBEE.

Le résultat net de ces politiques est que l’Iran est sans cesse en train de devenir réellement plus fort.

Cependant, comme le suggère l’expérience, il nous semble que les néoconservateurs arabes et leurs partisans américains ont plus tendance à redoubler d’efforts sur leurs politiques plutôt qu’à changer d’approche. Ils agissent ainsi en faisant pression sur l’Union européenne (UE) pour qu’elle conjugue ses efforts pour repousser l’Iran sur son programme de missiles et ses politiques régionales.

Les raisons pour lesquelles UE devrait résister fermement à cette pression à la fois collectivement et au niveau des États membres :

  • Les citoyens des États membres de l’UE n’ont pas élu leur gouvernement pour plaire à Donald Trump, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et à Mohammad bin Salman.
  • La stratégie globale met l’accent sur un engagement équilibré avec l’Iran et le Conseil de coopération du Golfe Persique.
  • Le gouvernement iranien actuel a montré à plusieurs reprises sa volonté de s’engager dans une diplomatie régionale basée sur des principes qui ne sont pas éloignés de ceux adoptés par l’UE, à savoir mettre l’accent sur les intérêts légitimes et la sécurité collective de tous les états régionaux.

La persistance de désaccords entre l’UE, ses Etats membres et l’Iran sur certaines questions, comme les missiles balistiques, la Syrie ou le Hezbollah, n’appelle pas nécessairement de nouvelles mesures punitives.

L’expérience de l’accord nucléaire avec l’Iran (le plan d’action global commun) a montré qu’il y avait de la place pour la diplomatie avec l’Iran. Avec des compromis judicieux, il peut également travailler sur des questions régionales. Par suite, l’UE devrait tirer parti de ses liens avec tous les acteurs de la région, y compris l’Iran et l’Arabie saoudite, selon Cont.

La fenêtre d’opportunité ne restera pas ouverte pour toujours. Le manque de bénéfices attendus du PAGC a contribué à la perspective pessimiste des Iraniens concernant leur avenir, comme l’a confirmé l’enquête d’IranPoll, d’après LoBelog.

C’est possible qu’ils abusent les parties opposants du président Hassan Rouhani à fin de ramener le pendule au style populisme de Ahmadinejad.

Affaiblir et finalement éliminer les modérés de la scène politique iranienne, qui pourraient ouvrir la porte à un rêve longtemps caressé de changement de régime, pourrait bien être le plan de match des néoconservateurs américains et arabes. La conséquence d’une telle action serait cependant un risque inacceptable de plus de troubles au Moyen-Orient, avec des implications directes dans la sécurité de l’Europe. C’est une autre raison pour laquelle l’UE devrait résister à la pression de rejoindre le front anti-iranien.

Traduit Par Truth NGO

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