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Décembre 13, 2018

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Manifestation contre l’expulsion de 40.000 demandeurs d’asile par Israël

2018/02/07, 07:58


Manifestation contre l’expulsion de 40.000 demandeurs d’asile par Israël

.Truth NGO - Les militants des droits de l’homme décident à manifester à la France, à la Belgique, au Rwanda, etc. contre la décision de Benjamin Netanyahou afin de demander à la communauté européenne de s’exprimer contre l’expulsion forcée de demandeurs d’asile qui n’est aucunement conforme aux normes internationales en la matière.

.Truth NGO - Les militants des droits de l’homme décident à manifester à la France, à la Belgique, au Rwanda, etc. contre la décision de Benjamin Netanyahou afin de demander à la communauté européenne de s’exprimer contre l’expulsion forcée de demandeurs d’asile qui n’est aucunement conforme aux normes internationales en la matière. Les manifestations aura lieu en face de l’ambassade du Rwanda à Paris, février 7, en esperant qu’Israël n’aura pas d’autre tiers-pays où expulser ces réfugiés africains, condamnés à mort, à la torture ou aux viols. Le meme jour il y aura aussi des manifestations à Washington, London, Berlin, Boston Beijing, Brussel, Geneva, Hague, Chicago, Madrid, New-York, Toronto, Melbourne, Israel, Athens, Stockholm, Buenos Aires, Prague, Milan, Bay area. Manifestation contre l’expulsion de 40.000 demandeurs d’asile par Israël Les autorités israéliennes ont commencé dimanche, 4 février, à distribuer des lettres à des milliers de migrants africains en situation irrégulière. Dans ces lettres, Israël ordonne à ces migrants de partir d'ici la fin du mois de mars sous peine d'être emprisonnés, selon une porte-parole du service de l'Immigration. Les demandeurs d'asile ont reçu deux pages écrites en hébreu, intitulées «Fiche d'information pour les infiltrés partant vers un pays tiers sûr». Le quotidien israélien Haaretz a estimé qu'entre 15.000 à 20.000 migrants sont concernés par un départ à court terme. Selon des chiffres officiels, 4.000 enfants sont en situation irrégulière en Israël, en plus des 38.000 adultes, principalement des Érythréens et des Soudanais, selon BBC. Haaretz, a affirmé, de son côté, "que toute personne reconnue victime de trafic de personne ou d'esclavage" serait, aussi, exemptée pour le moment, estimant qu'entre 15.000 à 20.000 sont concernés par un départ à court terme. Selon des chiffres officiels, 4.012 migrants en situation irrégulière ont, déjà, quitté Israël en 2017, dont 3.332 originaires d'Afrique subsaharienne. Selon l'Organisation d'aide aux réfugiés et demandeurs d'asile en Israël, sept Erythréens ont obtenu le droit d'asile, sur, environ, 10.000 demandeurs de ce pays, et un seul Soudanais, sur un nombre de demandeurs non précisé. Le ministère de l'Intérieur a fait état de 11 demandes d'asiles acceptées entre 2009 et 2017, selon Afriqueeducation. Le gouvernement israélien propose aux migrants africains de partir "volontairement" avec un pécule de 3.500 dollars (environ 1,8 million de francs CFA) d'ici fin mars, sous peine d'être arrêtés et détenus jusqu'à ce qu'ils acceptent de quitter le pays. Pour parer à des critiques internationales, Israël tente le prisme humanitaire pour justifier les expulsions de ceux qu'on surnomme, sans précaution langagière, les « infiltrés ». Mais pour la plupart des migrants en provenance d'Erythrée, du Soudan ou d'Ethiopie, ces retours sont équivalents à une expulsion dans des pays instables ou minés par la guerre, selon Latribuneafrique. Israël ne sera pas une terre promise pour les migrants africains. « Chaque pays a le droit de protéger ses frontières de l'infiltration illégale », a fait valoir le Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui donne aux « infiltrés » jusqu'à fin mars pour opter pour un départ volontaire. En 2009 puis en 2012, le Premier ministre israélien s’était rendu en Ouganda, au Rwanda et au Kenya avec son ministre de la Défense. Des contrats d’armement avaient été révélés ces dernières années entre le Rwanda et Israël, à l’époque du génocide rwandais. Fin 2017, Intelligence Online avait enquêté plusieurs mois sur la concurrence frontale qui oppose la France et Israël en Afrique pour les marchés d’équipements d’interception, d’après Lemuslimpost. Désigné pays d'accueil, le Rwanda dément avoir signé un accord avec l'Etat hébreu. « Le Rwanda n'a pas d'accord avec Israël pour accueillir des migrants africains en provenance de ce pays », a écrit en fin de semaine dernière Olivier Nduhungirehe, le secrétaire d'Etat rwandais aux Affaires étrangères sur Twitter. Son homologue ougandais, Henry Okello Oryem, a exprimé la même position. « Il n'y a pas d'accord écrit d'aucune forme entre le gouvernement de l'Ouganda et le gouvernement israélien pour accepter des réfugiés d'Israël ». Pas de quoi toutefois redonner espoir aux ONG israéliennes d'aide aux migrants. « Ces démentis ne changeront rien, à moins que la pression soit mise sur les uns et les autres », a ainsi indiqué l'avocat franco-israélien Jean-Marc Liling, directeur du Centre pour les migrations internationales et l'intégration, une ONG sise à Jérusalem. « Netanyahou a justifié son programme d'expulsion par la nécessité de rendre le Sud de Tel-Aviv - les quartiers les plus pauvres où vivent la majorité des migrants africains - aux citoyens d'Israël. Mais c'est du pur populisme ! » fustige Jean-Marc Liling. L'association israélienne Hotline a pour sa part averti qu'en désignant le Rwanda comme pays d'accueil, Israël exposait ces réfugiés à la menace « du kidnapping, de la torture et de la traite humaine », selon LesEcho. Les témoignages de demandeurs d'asile qui ont quitté Israël ces dernières années pour le Rwanda et l'Ouganda montrent que ces pays n'offrent ni protection ni droits fondamentaux. Ils ont dit qu'ils n'avaient pas le droit de rester au Rwanda et que leur statut restait indéterminé là-bas. Beaucoup ont été emprisonnés alors qu'ils cherchaient d'autres refuges, soumis à la violence et à l'extorsion, souvent confrontés à la mort. En l'absence de statut juridique ou de documents, ils ont été exposés à des menaces répétées d'expulsion vers leur pays d'origine d'où ils s'étaient échappés, selon Francerwandainfo. Des manifestations se tiennent depuis quelques semaines à travers le pays pour protester contre cette mesure d'expulsion. Des pétitions ont été signées récemment par des pilotes, des universitaires, des rescapés de la Shoah et des enseignants afin d’arrêter cette politique d’expulsions, rapporte Jeuneafrique. Des milliers de demandeurs d'asile se sont rassemblés lundi devant l'ambassade rwandaise en Israël pour protester contre les efforts du gouvernement pour les expulser. Ces derniers jours, l'Autorité de la Population et de l'Immigration a commencé à dire aux demandeurs d'asile érythréens au centre de détention de Holot qu'ils doivent partir pour le Rwanda ou être emprisonnés indéfiniment à la prison de Saharonim. "Nous sommes ici pour protester contre notre expulsion", a déclaré Johnny, un demandeur d'asile érythréen et l'un des organisateurs de la manifestation. "Cet accord [entre Israël et le Rwanda] est illégal. C'est honteux, c'est terrible. Il n'y a jamais rien eu comme ça. Nous sommes prêts à rester en prison plutôt que d'y aller. La minute où vous arrivez là, vous ne pouvez pas rester. Vous êtes illégal, vous n'avez aucun document, vous ne pouvez pas travailler et la langue est difficile. Ils prennent tout votre argent et vous ne savez pas ce qui va se passer. Au lieu de faire face à une telle mort, nous préférons être en prison. Je viens d'Erythrée; Je ne suis pas allé en Ouganda ou au Rwanda. Je suis venu en Israël. Pourquoi ne nous donne-t-il pas les choses auxquelles elle est obligée, même si elle est signataire de la Convention des Nations Unies sur les réfugiés? "

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