Mali : Attaque «sans précédent» contre les Casques bleus et les forces françaises

.Truth ONG-Le Mali a été une nouvelle fois la cible d’attaque. Un casque bleu de l’Onu a été tué et plusieurs autres blessés samedi dans des attaques lancées contre un complexe de la mission de l’Onu et une base de l’armée française à Tombouctou, dans le nord du pays, selon les autorités maliennes.

Sept soldats français ont été blessés dans l’attaque qui a visé samedi les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali, au cours de laquelle «une quinzaine» d’assaillants ont été tués, a annoncé dimanche à l’AFP l’état-major français.

L’assaut «sans précédent» a fait au moins un mort et une dizaine de blessés parmi les Casques bleus, selon la mission de l’ONU au Mali (Minusma). Un premier bilan donné par les autorités maliennes avait fait état d’«une dizaine de blessés» parmi les troupes françaises, a rapporté 20Minutes.

L’assaut s’est produit peu après 14 heures locales sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali. Alors que les deux camps essuyaient une « dizaine de tirs de roquettes », des hommes portant des casques bleus ont tenté de « s’infiltrer » dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a détaillé dans un communiqué le ministère de la sécurité malien. L’un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l’autre le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé », selon Le Monde.

“C’est la première fois qu’il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou”, a relevé une source sécuritaire étrangère. “C’est une attaque qu’on n’avait jamais connue”, a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou, d’après Le Figaro.

Mise en cause dans cette attaque, une coalition de deux groupes armés qui participent aux opérations de sécurisation avec les troupes françaises et maliennes, le MSA et le GATIA, a rejeté le 14 février ces accusations. Ces deux groupes sont soupçonnés de profiter de leur proximité avec Barkhane pour régler de vieux contentieux territoriaux, notamment avec la communauté peule, a déclaré RT.

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