L’ONU adopte une résolution pour la levée de l’embargo américain contre Cuba

L’ONU adopte une résolution pour la levée de l’embargo américain contre Cuba

Truth ONG- L’Assemblée générale de l’ONU a adopté jeudi, comme chaque année depuis 1992, une résolution non contraignante appelant à la levée de l’embargo américain contre Cuba, dont les États-Unis ont tenté en vain de dénoncer les atteintes aux droits de l’homme.

La résolution a été adoptée avec 189 voix pour et 2 contre par l’assemblée, qui a par ailleurs rejeté une demande américaine de critiquer Cuba pour atteinte aux droits de l’Homme, rapporte Europe 1.

La 27ème demande. Comme l’an dernier, seuls les États-Unis et Israël ont voté contre. L’Ukraine et la Moldavie n’ont pas participé au vote. C’est la 27ème fois que l’Assemblée générale de l’ONU appelle ainsi à la levée de l’embargo, mais la résolution, présentée chaque année, n’est pas contraignante.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley avait présenté cette fois huit amendements à la résolution cubaine, une tentative de détourner l’attention vers le bilan de La Havane en matière de droits de l’homme.

Ces amendements n’ont pas reçu le soutien espéré par les États-Unis, selon La Presse. Seuls leurs alliés israélien et ukrainien ont voté en leur faveur, rejoints par les Iles Marshall pour un amendement.

Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a qualifié jeudi l’administration de Donald Trump de « gouvernement de millionnaires imposant des politiques cruelles ».

« Le gouvernement américain n’a pas la moindre autorité morale pour critiquer Cuba ou qui que ce soit en matière de droits de l’homme », a-t-il ajouté à la tribune de l’assemblée, dénonçant le traitement réservé il y a quelques mois par Washington aux enfants de migrants séparés de leurs parents à la frontière avec le Mexique et « enfermés dans des cages ».

Pour M. Rodriguez, l’embargo américain constitue une « violation systématique, massive et flagrante » des droits de l’homme à Cuba, privant notamment l’île de médicaments et d’appareils médicaux produits aux États-Unis.

Nikki Haley a estimé de son côté que ce vote annuel sur l’embargo était « une perte de temps pour tout le monde ».

« C’est une occasion de plus pour les pays de pouvoir lancer une pique aux États-Unis », a-t-elle regretté. « Mais vous n’affectez pas les États-Unis en faisant cela. Vous affectez le peuple cubain en disant au régime que la façon dont il traite sa population est acceptable ».

Faisant remarquer que le gouvernement américain « ne dispose pas de la moindre autorité morale » pour critiquer Cuba ou n’importe quel autre pays en matière de droits de l’homme, le chef de la diplomatie cubaine a ajouté : « Nous rejetons l’utilisation répétée des droits de l’homme à des fins politiques ainsi que l’application du principe de deux poids deux mesures qui la caractérise. »

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