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Décembre 13, 2018

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Jérusalem: Les Palestiniens menacés d’expulsion à cause d’une nouvelle loi israélienne

2018/03/11, 05:58


Jérusalem: Les Palestiniens menacés d’expulsion à cause d’une nouvelle loi israélienne

.Truth NGO-Le 7 Mars 2018, la Knesset a adopté un amendement à la Loi d’Entrée en Israël, permettant au Ministre israélien de l’Intérieur de révoquer le statut de résident permanent des Palestiniens de Jérusalem pour « rupture de loyauté envers l’État d’Israël » impliquant qu’ils auraient un devoir de loyauté à l’égard de l’État qui les occupe.

.Truth NGO-Le 7 Mars 2018, la Knesset a adopté un amendement à la Loi d’Entrée en Israël, permettant au Ministre israélien de l’Intérieur de révoquer le statut de résident permanent des Palestiniens de Jérusalem pour « rupture de loyauté envers l’État d’Israël » impliquant qu’ils auraient un devoir de loyauté à l’égard de l’État qui les occupe. Cet amendement a été introduit pour bloquer toute velléité de la Cour suprême israélienne de s’opposer à des révocations de résidence de Jérusalem-Est pour motif politique, ce qu’elle avait fait pour trois députés palestiniens et un ancien ministre. De cette manière Israël entend faire taire toute contestation de sa politique et toute affirmation de ses droits nationaux par la population palestinienne. Les révocations de résidence, et en particulier les révocations punitives, violent de façon flagrante le droit international humanitaire et le droit international. De telles pratiques sont constitutives d’un transfert forcé de la population, un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale et une grave violation de la Quatrième Convention de Genève, voire un crime contre l’humanité, dans la mesure où ces pratiques s’inscrivent dans le cadre plus large d’une politique systématique et de grande ampleur visant à déplacer la population palestinienne. Ce vote intervient presque jour pour jour 70 ans après la finalisation du Plan Daleth qui organisait le nettoyage ethnique de la Palestine. Ce nettoyage ethnique est toujours à l’œuvre : il n’a pas suffi à Israël de s’emparer de 78% de la Palestine historique, d’en chasser 80% de sa population arabe palestinienne, d’occuper et de coloniser les 22% restant et d’annexer Jérusalem-Est occupée, les transferts forcés de populations continuent que ce soit à Jérusalem-Est, dans la vallée du Jourdain ou dans le Néguev. Cependant, les Palestiniens et les militants des droits de l'homme ont réagi avec colère à cette initiative dénoncée par les activistes comme illégale en vertu du droit international, lit-on dans The Independent. Le député de la Liste unie, Jamal Zahalka a déclaré : ” Cette loi est une offense. Il devrait y avoir une loi pour empêcher l’entrée de la police et des autorités israéliennes à Jérusalem-Est afin que vous ayez besoin pour y pénétrer de passeport et de permis. ” L'Organisation de libération de la Palestine a qualifié la nouvelle législation de «profondément raciste», d’après Sputnik. «En dépouillant contre l'éthique la résidence des Palestiniens de Jérusalem et en privant les Palestiniens de leur droit de rester dans leur propre ville, le gouvernement israélien agit en violation du droit international et viole les droits de l'homme et les lois humanitaires internationales», a lancé Hanan Ashrawi, membre de l'OLP. Environ 420.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, qui a été annexée et occupée par Israël pendant la guerre des Six Jours en 1967, une initiative qui a été immédiatement condamnée par l'Onu. Les Arabes vivant dans la ville n'ont pas la citoyenneté israélienne: au lieu de cela ils ont une carte d'identité permanente et sont autorisés à utiliser des passeports jordaniens temporaires pour voyager à l'étranger. À ce jour, environ 14.000 personnes ont vu leur résidence à Jérusalem révoquée, précise le journal. Ainsi de suite, le ministère israélien de l’Intérieur avait menacé les députés palestiniens Mohammed Abou Taïr, Ahmed Attoun et Mohammed Toutah, ainsi que l’ancien ministre de Jérusalem Khaled Ebou Arafeh d’annuler leurs titres de séjour après la victoire du Hamas aux élections de 2006. Le ministère avait même porté l’affaire à la Haute Cour israélienne, arrivant ainsi à ses fins. De ce fait, le titre de séjour de 107 Palestiniens a été annulé. Le nombre de Palestiniens privés de leur droit de vivre à Jérusalem sous occupation israélienne depuis 1967 s’est élevé à 14 309m, a révélé TRT.

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