Italie : le gouvernement veut expulser 500 000 migrants en un an

.Truth ONG- Le gouvernement italien est antisystème, eurosceptique et anti-immigration. Il annonce vouloir renvoyer chez eux 500 000 migrants débarqués de Méditerranée, et ce en un an.

Des milliers de migrants qui échouent chaque année en Italie : ce sont les images que le nouveau gouvernement italien ne veut plus jamais voir. La question migratoire, Matteo Salvini, chef de l’extrême droite italienne et partenaire de la nouvelle coalition, en a fait pendant la campagne son principal combat. Il souhaite, par la manière forte, expulser les 500 000 clandestins d’Italie, durcir les conditions d’asile, diminuer drastiquement le budget d’accueil et démanteler les camps de Roms. Un délai irréaliste pour de telles ambitions, selon MSN. Dans les rues de la capitale, les Italiens se disent fatigués que leur pays soit la principale porte d’entrée des migrants en Europe.

L’an dernier, l’Italie en a expulsé 6 500. Même en quadruplant ce chiffre annuel, il faudrait plus de 20 ans à l’Italie pour expulser plus de 500 000 migrants, a rapporté Yahoo News.

Côté politique, Giuseppe Conte, un professeur de droit de 54 ans strictement inconnu des Italiens, pourrait être le nouveau chef du gouvernement transalpin. Son choix est le fruit du compromis trouvé par les deux responsables du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue, alliés contre-nature du gouvernement, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, d’après FranceInfo. Mardi 22 mai, le président italien devrait confirmer cette nomination. Il a le choix entre privilégier cette personnalité effacée, ou bien nommer quelqu’un de plus en vue afin de contrebalancer le pouvoir de deux poids lourds pressentis au gouvernement, Matteo Salvini, pressenti à l’Intérieur, et Luigi Di Maio, à un grand ministère de l’Économie et du Travail.

Celui qui devra mettre en œuvre la politique anti-immigrés n’est autre que Matteo Salvini, tête de file de la Ligue. Car s’il n’a pas réussi à obtenir la direction du gouvernement, Matteo Salvini s’apprête à briguer le poste de ministre de l’intérieur, responsabilité gouvernementale cruciale pour le tour de vis sécuritaire, anti-immigrés et anti-islam, qu’il a défendu tout au long de la campagne législative, selon France24.

le futur gouvernement s’engage à s’attaquer au “business des migrants”, depuis les réseaux de passeurs jusqu’aux coopératives gérant les centres d’accueil. Cette initiative s’appuie sur l’idée tenace que l’accueil des réfugiés est un “business” juteux pour les organisations humanitaires.

Depuis trois ans, les premiers élans d’accueil des migrants ont laissé la place au doute et aux critiques. La colère s’est même installée après la découverte, en 2015, que plusieurs coopératives chargées de nourrir et d’héberger les migrants se sont enrichies. Un procureur sicilien de Catane, Carmelo Zuccaro, en est même venu à accuser les ONG de collusion avec les trafiquants – ce que les organisations réfutent.

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