Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme : “Des implantations israéliennes sont un crime de guerre”

Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme Des implantations israéliennes sont un crime de guerre

.Truth NGO- La politique d’implantations israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est constituent un “crime de guerre”, a déclaré le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad al-Hussein, dans un rapport publié la semaine dernière.

“L’établissement et l’expansion des colonies en territoire palestinien occupé par Israël, ainsi que les mesures juridiques et administratives permettant des incitations socio-économiques, des services de sécurité, des infrastructures et des services sociaux aux citoyens israéliens résidant en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, équivaut au transfert par Israël de sa population en territoire palestinien occupé”, a déclaré le prince jordanien.

“Le transfert de la population par un Etat occupant sur un territoire occupé est une grave violation de l’article 147 de la quatrième Convention de Genève et donc un crime de guerre”, a ajouté le haut-commissaire aux droits de l’Homme.

Le rapport de Zeid Ra’ad al-Hussein sur les implantations israéliennes en Cisjordanie, publié mercredi sur le site internet du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, appelle l’Etat hébreu à stopper ses activités liées à la politique d’implantation, selon i24News.

Selon lui, entre novembre 2016 et octobre 2017, les mises en chantier de logements dans les implantations étaient en baisse mais l’activité de planification avait augmenté. Les plans de 10.000 logements ont avancé, 6.500 dans la zone C de Cisjordanie et 3.100 à Jérusalem-Est, a précisé Zeid.

Des appels d’offres ont été annoncés pour 3.166 logements dans les implantations en Cisjordanie, contre 673 l’année précédente, a-t-il ajouté.

Ce texte est l’un des six rapports sur Israël qui seront présentés au Conseil le 19 mars: cinq accusent l’Etat hébreu de violations des droits de l’Homme en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et le sixième se concentre sur les actions israéliennes dans la région du Golan.

Le représentant du Royaume-Uni lui a alors rétorqué: “Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, y compris le traitement des mineurs palestiniens détenus par l’armée israélienne”. “Les expansions de colonies, les démolitions de biens palestiniens et les projets de loi visant à étendre la souveraineté d’Israël au-delà de la Ligne verte sont très préoccupants et nous exhortons Israël à mettre un terme à ces pratiques”, a ajouté le représentant britannique.

Récemment un réseau d’organisations cherchant à protéger les enfants se trouvant dans des zones de conflits exhorte le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, d’ajouter 11 éléments, dont l’armée israélienne, sur la liste noire des pays et des groupes armés responsables de violations graves contre des enfants.

Les différentes organisations constituant le réseau ont appelé à l’ajout sur la liste noire de l’armée israélienne, qui a été maintenue hors de la liste établie en 2015 après une campagne de lobbying des États-Unis et du gouvernement israélien.

La liste de surveillance sur les enfants et les conflits armés inclut par ailleurs la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen, qui avait été retirée l’an dernier par Ban Ki-moon après que les Saoudiens ont menacé de cesser de financer de nombreux programmes des Nations Unies.

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