Frappes en Syrie : France et Royaume-Uni devant leurs Parlements

.Truth ONG-Les gouvernements français et britanniques devront s’expliquer devant leurs Parlements respectifs, lundi, à propos des frappes effectuées en Syrie en coordination avec les États-Unis.

Lundi 16 avril, la Première ministre britannique Theresa May se présentera devant le Parlement pour évoquer la participation du Royaume-Uni aux frappes en Syrie menées avec la France et les États-Unis, en représailles à l’attaque présumée chimique à Douma, le 7 avril. Le même jour, en France, un débat sans vote aura lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat, a rapporté France24.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont attaqué dans la nuit du 13 au 14 avril des sites d’infrastructures militaires de la Syrie.

L’administration américaine et ses deux alliés français et britannique ont dépensé, au total, 145 millions de dollars de l’argent de leurs contribuables pour viser les bases en Syrie qui avaient déjà été détruites avant les frappes du samedi 14 avril, aux dires du porte-parole de l’état-major russe.

Le général Sergueï Rudskoy a annoncé hier que la défense antiaérienne syrienne avait réussi, à elle seule, à intercepter les deux tiers des missiles tirés contre le territoire du pays, d’après PressTv.

Même le journal israélien Yediot Aharonot n’a pas pu cacher la colère des Israéliens de la non-réalisation des objectifs des frappes du trio américano-franco-britannique contre la Syrie et il a écrit : « Les missiles tirés en direction de la Syrie ont été intelligents et modernes, mais leur effet réel était nul, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour Israël. »

Les attaques ont été menées sous le prétexte d’une attaque chimique présumée signalée une semaine plus tôt dans la ville de Douma, dans la région de Gouta Oriental, et attribuée au gouvernement syrien.

Selon Sputnik, la Russie a démenti les informations affirmant qu’une bombe au chlore aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont dit que les photos des victimes de la prétendue attaque chimique à Douma, qui avaient été publiées par les « Casques blancs » sur les réseaux sociaux, étaient truquées. Moscou estime que l’objectif de ces « intox » est de protéger les terroristes et de justifier d’éventuelles actions étrangères.

À son tour, le président syrien, Bashar al-Asad, a rejeté les accusations et a assuré que l’agression de Washington, Londres et Paris augmentera la détermination du peuple et du gouvernement de son pays à promouvoir la lutte contre les terroristes jusqu’à atteindre ses objectifs.

Les États-Unis, en coopération avec la France et la Grande-Bretagne, ont lancé une série d’attaques contre trois cibles en Syrie. Washington affirme que c’était une réponse à une attaque présumée d’armes chimiques près de Damas, selon ParsToday.

Le sénateur Tim Kaine a également qualifié d’«illégale» la décision de Trump de lancer des frappes aériennes contre la Syrie sans l’approbation du Congrès. « Nous devons arrêter de donner un chèque en blanc aux présidents pour élargir la guerre », a-t-il déclaré sur son Twitter.

Des centaines de personnes défilent dans différentes parties des États-Unis de rejeter les attentats à la bombe lancés samedi contre la Syrie sur les ordres du président américain Donald Trump.

Ce samedi 14 avril (vendredi soir heure locale de Washington), plusieurs personnes se sont réunies devant la Maison Blanche afin d’exprimer leur colère contre l’attaque au missile, lancée dans la nuit de vendredi à samedi par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, visant le territoire syrien.

Les manifestants appelés par la Coalition ANSWER samedi sont rentrés dans les rues des villes de Los Angeles et de San Francisco (sud-ouest) pour dire non à la guerre contre la Syrie, et exigent le respect du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU), avant de lancer des agressions militaires.

Plusieurs autorités et figures de l’opposition au gouvernement d’Emmanuel Macron ont fustigé les frappes de la coalition USA/France/Royaume-Uni contre la Syrie et surtout la participation de la France à cette action.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a écrit sur Twitter : « Ces frappes contre la Syrie nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques. La France perd à nouveau une occasion d’apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante et d’équilibre dans le monde. »

Vendredi 13 avril, un rassemblement de protestation avait eu lieu devant le bureau de la Première ministre britannique Theresa May avant que la Syrie ne soit attaquée par les États-Unis et leurs alliés.

Les manifestants ont dénoncé la décision de Washington, de Paris et de Londres de mener une attaque militaire contre la Syrie.

Les Palestiniens en Cisjordanie de même que les Arabes israéliens habitant à Haïfa dans les territoires occupés en 1948 ont dénoncé les frappes de missiles menées par le trio US/France/Grande-Bretagne contre la Syrie et ont exprimé leur solidarité avec le peuple syrien.

Des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés samedi au centre de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, pour manifester leur solidarité envers la Syrie suite à la frappe américaine, britannique et française contre ce pays.

De même à Haïfa, plusieurs centaines d’Arabes israéliens ont manifesté samedi soir contre les frappes de missiles visant la Syrie.

La manifestation a commencé devant le consulat des États-Unis. Les participants ont également protesté contre Mohammed Ben Salmane, le prince héritier saoudien, qui a soutenu les frappes aériennes américaines dans le cadre d’une opération conjointe avec la Grande-Bretagne et la France vendredi sous prétexte de répondre à l’utilisation présumée d’armes chimiques par le gouvernement syrien à Douma.

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