“Foxtrot” en ouverture du festival de cinéma israélien de Paris

Foxtrot en ouverture du festival de cinéma israélien de Paris

.Truth NGO- L’ambassadrice d’Israël en France ne participera pas à la soirée d’ouverture du Festival du cinéma israélien de Paris en raison de la diffusion de “Foxtrot”.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé dimanche que l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin Noun, ne participera pas à la soirée d’ouverture du festival du cinéma israélien de Paris en raison de la diffusion du film controversé “Foxtrot”.

L’ambassade israélienne “a suggéré à la direction du festival de choisir un film qui ne suscite pas la controverse pour sa soirée d’ouverture mais à la suite de son refus, l’ambassadrice ne sera pas présente à cette soirée”, rapporte le Figaro.

Le film “Foxtrot” du réalisateur israélien Samuel Maoz, qui a obtenu l’an dernier le Lion d’argent Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, raconte une histoire de deuil avec pour toile de fond deux générations traumatisées par le service militaire, et traite notamment de l’occupation israélienne des territoires palestiniens, selon Europalestine.
Ce film comme tant de films israéliens, donne une image très négative des soldats de Tsahal, ce qui lui a naturellement valu un succès en Europe.
Samuel Maoz avait affirmé en septembre 2017 qu’il critiquait l’endroit où il vivait “parce que je me fais du souci, parce que je veux le protéger, je le fais par amour”, d’après Lemondejuif.

La ministre israélienne de la Culture Miri Regev, en guerre contre bon nombre d’artistes israéliens, qui commencent à en avoir marre de la censure qu’elle cherche à exercer sur eux, avait alors accusé le film de prêter le flanc à une accusation de “meurtre rituel” à l’encontre de soldats israéliens. Elle s’était réjouie de la non-sélection aux Oscars de “Foxtrot” en janvier, affirmant que “cette décision nous a épargné une déception amère et une représentation mensongère dans le monde de l’armée israélienne”.

« En tant que ministre et mère d’enfants qui ont servi au sein de Tsahal (l’armée israélienne) j’ai honte qu’un tel film ait obtenu une récompense aussi prestigieuse », a écrit la ministre sur sa page Facebook, selon Europalestine.

A son tour, Hélène Schoumann, la présidente du festival du cinéma israélien de Paris a dit dimanche soir auprès de i24NEWS que “Avant nous avions le BDS contre nous, et maintenant j’ai l’impression que ça vient de mon propre camp”.

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