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Décembre 13, 2018

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En Egypte, au moins 40 défenseurs des droits humains détenus dans des "lieux inconnus"

2018/11/19, 05:16


En Egypte, au moins 40 défenseurs des droits humains détenus dans des

Truth ONG- Au moins 40 personnes proches d'une ONG de défense des droits humains arrêtées depuis fin octobre sont détenues dans des "endroits inconnus" en Egypte, a affirmé dimanche Human Rights Watch (HRW). L'organisation a appelé les autorités à dévoiler leur lieu de détention.

Truth ONG- Au moins 40 personnes proches d'une ONG de défense des droits humains arrêtées depuis fin octobre sont détenues dans des "endroits inconnus" en Egypte, a affirmé dimanche Human Rights Watch (HRW). L'organisation a appelé les autorités à dévoiler leur lieu de détention. Au moins 40 personnes proches d’une ONG seraient actuellement détenues en Egypte dans des lieux inconnus selon Human Rights Watch. « Beaucoup de ceux qui ont été arrêtés apportaient un soutien juridique et humanitaire aux familles de détenus politiques », qui ont eux aussi été portés disparus après leur arrestation, a indiqué l'ONG dans un communiqué, rapporte RFI. HRW affirme avoir parlé à « un avocat, un militant des droits de l’Homme et deux militants politiques qui sont en contact direct avec les familles des personnes arrêtées » depuis fin octobre. « La répression des agences de sécurité égyptiennes touche maintenant (…) ces femmes et ces hommes courageux qui ont essayé de protéger les disparus », a estimé Michael Page, directeur adjoint de HRW Moyen-Orient. Une des sources consultées par HRW fait état d'au moins 80 disparitions depuis fin octobre, mais seules 40 ont pu être "vérifiées" par l'organisation, selon L’Orient le Jour. « Les autorités égyptiennes devraient immédiatement révéler le lieu de détention des prisonniers, relâcher tous ceux arrêtés seulement pour avoir exercé leurs droits, et faire passer devant un juge les autres pour qu'il se penche sur leur détention », indique l'ONG. Selon elle, les personnes arrêtées étaient proches de l'Egyptian Coordination for Rights and Freedoms, un groupe de défense des droits de l'Homme, a révélé BFMTV. Parmi elles figure Hoda Abdelmoneim, une avocate âgée de 60 ans qui a été membre de la Coalition révolutionnaire des femmes égyptiennes. Aïcha Khaïrat al-Chater, la fille de l'un des chefs de la confrérie actuellement détenu, a aussi été arrêtée, tout comme son mari, l'avocat Mohamed Abou Horayra. En 2013, le président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, élu un an auparavant, a été destitué par l’armée à la faveur de manifestations de masse. Le nouvel homme fort du pays Abdel Fattah al-Sissi, chef de l’armée lors de la destitution de M. Morsi avant de devenir président en 2014, a lancé contre les Frères musulmans et ses partisans une sévère répression qui également touché l’opposition laïque. La confrérie a été déclarée « organisation terroriste », et des centaines de ses partisans ont été arrêtés et nombre d’entre eux condamnés à de la prison, certains à la peine de mort. Début novembre, Amnesty International avait dénoncé l’arrestation d’au moins 19 avocats et militants des droits humains, dont Aïcha Khaïrat al-Chater et Hoda Abdelmoneim. Truth ONG- Au moins 40 personnes proches d'une ONG de défense des droits humains arrêtées depuis fin octobre sont détenues dans des "endroits inconnus", a affirmé dimanche Human Rights Watch (HRW). L'organisation a appelé les autorités à dévoiler leur lieu de détention. Au moins 40 personnes proches d’une ONG seraient actuellement détenues en Egypte dans des lieux inconnus selon Human Rights Watch. « Beaucoup de ceux qui ont été arrêtés apportaient un soutien juridique et humanitaire aux familles de détenus politiques », qui ont eux aussi été portés disparus après leur arrestation, a indiqué l'ONG dans un communiqué, rapporte RFI. HRW affirme avoir parlé à « un avocat, un militant des droits de l’Homme et deux militants politiques qui sont en contact direct avec les familles des personnes arrêtées » depuis fin octobre. « La répression des agences de sécurité égyptiennes touche maintenant (…) ces femmes et ces hommes courageux qui ont essayé de protéger les disparus », a estimé Michael Page, directeur adjoint de HRW Moyen-Orient. « La répression des agences de sécurité égyptiennes touche maintenant (...) ces femmes et ces hommes courageux qui ont essayé de protéger les disparus », a estimé Michael Page, directeur adjoint de HRW Moyen-Orient. Une des sources consultées par HRW fait état d'au moins 80 disparitions depuis fin octobre, mais seules 40 ont pu être "vérifiées" par l'organisation, selon L’Orient le Jour. « Les autorités égyptiennes devraient immédiatement révéler le lieu de détention des prisonniers, relâcher tous ceux arrêtés seulement pour avoir exercé leurs droits, et faire passer devant un juge les autres pour qu'il se penche sur leur détention », indique l'ONG. Selon elle, les personnes arrêtées étaient proches de l'Egyptian Coordination for Rights and Freedoms, un groupe de défense des droits de l'Homme, a révélé BFMTV. Parmi elles figure Hoda Abdelmoneim, une avocate âgée de 60 ans qui a été membre de la Coalition révolutionnaire des femmes égyptiennes, un groupe proche des Frères musulmans. Aïcha Khaïrat al-Chater, la fille de l'un des chefs de la confrérie actuellement détenu, a aussi été arrêtée, tout comme son mari, l'avocat Mohamed Abou Horayra. En 2013, le président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, élu un an auparavant, a été destitué par l’armée à la faveur de manifestations de masse. Le nouvel homme fort du pays Abdel Fattah al-Sissi, chef de l’armée lors de la destitution de M. Morsi avant de devenir président en 2014, a lancé contre les Frères musulmans et ses partisans une sévère répression qui également touché l’opposition laïque. La confrérie a été déclarée « organisation terroriste », et des centaines de ses partisans ont été arrêtés et nombre d’entre eux condamnés à de la prison, certains à la peine de mort.  Début novembre, Amnesty International avait dénoncé l’arrestation d’au moins 19 avocats et militants des droits humains, dont Aïcha Khaïrat al-Chater et Hoda Abdelmoneim. Mahmoud Abou Zeid dit « Shawkan » a été condamné aussi à cinq ans de prison pour « meurtre et appartenance aux Frères musulmans » dans un procès de masse le 8 septembre. Le verdict de ce procès, jugé partial et politique par les ONG de défense des droits de l’homme, aurait dû être synonyme de libération pour le photojournaliste qui avait déjà passé cinq ans derrière les barreaux avant son jugement. Mais il est toujours détenu et la date de sa libération n’est pas connue. Mahmoud Abou Zeid dit « Shawkan » a été condamné aussi à cinq ans de prison pour « meurtre et appartenance aux Frères musulmans » dans un procès de masse le 8 septembre. Le verdict de ce procès, jugé partial et politique par les ONG de défense des droits de l’homme, aurait dû être synonyme de libération pour le photojournaliste qui avait déjà passé cinq ans derrière les barreaux avant son jugement. Mais il est toujours détenu et la date de sa libération n’est pas connue.

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