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Djibouti est devenu un « nid d’espions »

2018/03/28, 09:42


Djibouti est devenu un « nid d’espions »

.Truth ONG-Situé sur la côte occidentale du détroit de Bab el-Mandeb, Djibouti surplombe le canal de Suez. Ce bras de mer qui contrôle l’accès au canal de Suez est aujourd’hui la 4e route maritime mondiale avec 30 000 navires par an.

.Truth ONG-Situé sur la côte occidentale du détroit de Bab el-Mandeb, Djibouti surplombe le canal de Suez. Ce bras de mer qui contrôle l’accès au canal de Suez est aujourd’hui la 4e route maritime mondiale avec 30 000 navires par an. Ce petit pays de la Corne de l’Afrique, jouissant d’une situation stratégique, accueille cinq bases militaires d’armées étrangères, selon LeFigaro. En raison de l’intensification des agissements des groupes terroristes au Yémen et en Somalie, Djibouti est devenu l’un des pays les plus instables de la région. En outre, la hausse des activités des pirates de mer au large des côtes de la Somalie a conduit la marine européenne à utiliser Djibouti comme étant une base. De plus, la Chine a également cherché à y assurer ses propres intérêts économiques. Le quotidien Al-Quds Al-Arabi qui paraît à Londres a abordé dans un article cette question et écrit que Djibouti s'est transformé pendant les deux dernières décennies en une « caserne du monde » abritant cinq bases militaires d’armées étrangères alors que certains autres pays s’efforcent d’y établir leurs propres bases. Djibouti est d’importance mondiale en raison de son emplacement dans le détroit de Bab el Mandeb qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden et sert de lieu de transit maritime entre l’Europe et l’Asie. Outre les États-Unis, la Chine, la France, l’Italie, le Japon et bientôt l’Arabie saoudite ont des bases dans le pays, l’Inde pouvant utiliser celle de l’Amérique au moyen de l’accord LEMOA de l’été 2016 qui donne à chaque pays accès aux installations militaires de l’autre, sur une base « logistique » au cas par cas. La France en tant qu'ancien empire colonial occupe le premier rang avec environ 1350 effectifs militaires stationnés à Djibouti, a rapporté ParsToday. À la suite de la guerre du golfe Persique, les États-Unis ont établi le QG de leurs forces armées à Djibouti qui constitue la plus grande base militaire américaine dans le continent noir. Avec 4 000 militaires et personnels civils américains, la base militaire de Djibouti est vitale pour Washington qui envisage d’ailleurs de l’élargir. L’Italie a également créé en 2009 une petite base militaire dans ce pays. Le Japon compte actuellement 180 militaires à Djibouti. En 2017, la Chine a lancé sa première base en dehors de ses frontières à savoir à Djibouti. En janvier 2017, l’Arabie saoudite a conclu un protocole avec le gouvernement djiboutien, ce qui pourrait déboucher sur la création d’une base militaire dans ce pays. Cela intervient alors que les relations entre les Émirats arabes unis et Djibouti se sont tendues, car le gouvernement djiboutien a annulé l’accord signé avec Abou Dhabi sur la gestion, pour une durée de 50 ans, du terminal à conteneurs de Doraleh. D’autre part, Ankara s’est vu accorder la souveraineté sur la presqu’île de Suakin, sur la mer Rouge. Des rumeurs circulent, disant que l’Inde et la Russie y cherchent aussi leurs parts de gâteau. Le fragile équilibre des forces dans la Corne de l’Afrique pourrait bientôt être brisé par la situation intérieure à Djibouti au sujet de la future propriété de son port principal. Une éventuelle réaction américano-émirati pourrait servir de déclencheur pour activer militairement le complexe système trans-régional d’alliance qui s’est formé dans cette partie du monde au cours des deux dernières années, a révélé Mondialisation. Cette présence militaire à Djibouti s’est transformée en un facteur de tension et il semble que ce pays est devenu un « nid d’espions ». Selon le Figaro il se pourrait que des différends se resurgissent à Djibouti et la présence croissante de la Chine dans ce pays pourrait donner lieu à des tensions entre Djibouti, la France, les États-Unis et le Japon. De même, ce pays pourrait devenir une cible pour les groupes terroristes, dont le groupe armé somalien, al-Shebab. Cela intervient alors que l’Érythrée se dit mécontente de la présence des militaires étrangers dans son voisinage et ne porte aucun regard positif sur cet événement.

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