Des mercenaires à la tête d’une attaque contre Hodeida ont été formés par les FDI en Israël

Des mercenaires à la tête d'une attaque contre Hodeida ont été formés par les FDI en Israël

Truth ONG- Un nouveau rapport du site d’information émirati Al-Khaleej Online a révélé que de nombreux mercenaires à la tête de l’assaut contre la ville portuaire yéménite d’Hodeida ont été entraînés en Israël par des soldats israéliens, mettant en lumière le rôle secret d’Israël dans la guerre au Yémen.

Selon des responsables américains proches du House Intelligence Committee, au courant de l’opération, des centaines de mercenaires de diverses nationalités qui combattent au nom des Émirats arabes unis (EAU) au Yémen ont récemment reçu un “entraînement au combat d’exemple” dans des camps d’entraînement dans le désert du Néguev, créés par un accord secret conclu entre les EAU et Israël. Les mercenaires du camp étaient entraînés sous la “supervision personnelle” des Forces de défense israéliennes (FDI).

La création du camp a été dirigée par Mohammed Dahlan, conseiller à la sécurité des Émirats arabes unis, qui a personnellement supervisé l’embauche récente d’une nouvelle force de mercenaires étrangers, dont la majorité sont colombiens ou népalais, pour combattre au nom des EAU au Yémen.

Dahlan, un Palestinien, était une figure centrale dans le complot soutenu par les États-Unis et financé par les Émirats arabes unis pour armer et entraîner les milices à renverser le Hamas après leur victoire aux élections à Gaza en 2007. Dahlan a depuis vécu en exil aux Émirats arabes unis, où il a développé des liens étroits avec la famille royale émiratie, dont il est aujourd’hui l’un des conseillers. M. Dahlan a également des liens étroits avec le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman.

Le rapport note que Dahlan s’est personnellement rendu dans les camps d’entraînement en Israël à plus d’une reprise afin de superviser l’entraînement reçu par les mercenaires des FDI. Les sources d’Al-Khaleej ont également déclaré que Dahlan avait choisi le désert du Néguev comme site des camps en raison des similitudes que la région partage avec le Yémen en termes de climat, environnement et structure tribale.

Ces mercenaires, entraînés dans des camps dirigés par les FDI en Israël et financés par les Émirats arabes unis, mènent actuellement la nouvelle attaque contre le port yéménite d’Hodeida, qui a commencé plus tôt cette semaine, mardi. La coalition Émirats arabes unis/Arabie saoudite avait déjà lancé un assaut à Hodeida en juin, mais cet effort n’avait pas réussi à progresser en dépit de la puissance de feu supérieure de la coalition. Le nouvel assaut a été lancé après que la coalition ait récemment réussi à couper la route principale entre Hodeida et Sana’a, la capitale yéménite.

Plus de 90% de la nourriture du Yémen est importée par Hodeida, ce qui incite l’ONU et plusieurs ONG à mettre en garde contre le fait que toute interruption de l’approvisionnement en nourriture et en carburant provenant du port d’Hodeida “pourrait causer la famine à une échelle sans précédent” car la crise humanitaire du pays, conséquence directe des actions de la coalition, est maintenant plus grave que jamais.

Il faut noter que la révélation des camps d’entraînement de mercenaires des Émirats arabes unis basés en Israël n’est pas la première indication de l’implication secrète d’Israël dans le conflit au Yémen. En effet, lorsque la guerre a commencé en 2015, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis était connue pour utiliser des armes de fabrication israélienne.

En outre, les documents saisis par l’ambassade saoudienne dans la capitale yéménite de Sana’a la même année ont révélé que les États-Unis cherchaient à construire une base militaire près du détroit de Bab al-Mandab, au Yémen, pour “assurer la sécurité d’Israël”, ce qui suggère un motif fort pour les États-Unis et le soutien d’Israël pour la coalition.

Plus récemment, des rumeurs concernant de nouveaux accords d’armement entre Israël et les Saoudiens, y compris des plans présumés de vente du système de défense antimissile Iron Dome à l’Arabie saoudite, ont attiré l’attention de la presse, suggérant que la vente secrète d’armes israéliennes à la coalition dirigée par les Saoudiens continue à ce jour.

Al-Khaleej Online avait déjà signalé qu’Israël avait secrètement vendu des armes et des munitions aux Saoudiens, y compris des armes interdites à l’échelle internationale qui ont depuis été utilisées dans le cadre de la campagne de bombardement brutal de la coalition au Yémen qui visait constamment les infrastructures civiles. Pas plus tard que le mois dernier, 43 % des cibles de la coalition étaient des structures civiles, malgré le fait que les États-Unis aident maintenant directement la coalition à choisir ses cibles de grève dans le cadre d’un prétendu effort visant à réduire les pertes civiles pendant la guerre.

Alors que l’implication israélienne dans la guerre au Yémen a jusqu’à présent été secrète, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré le mois dernier qu’il envisage d’envoyer des troupes israéliennes au Yémen pour combattre pour la coalition conduite par les Saoudiens si la résistance yéménite prend le contrôle sur la ligne stratégique Bab al-Mandab, qui sert de point de passage aux exportations du pétrole et autres importants trafics en mer Rouge.

Compte tenu du soutien d’Israël aux pays impliqués dans des guerres génocidaires dans le passé et de son propre traitement des Palestiniens, il est peu probable que le gouvernement israélien se sente contraint par des dilemmes moraux s’il choisit de se joindre officiellement à la guerre de la coalition au Yémen malgré la crise humanitaire provoquée par la guerre.

La crise humanitaire au Yémen, considérée comme la pire au monde, a mis 17,8 millions de Yéménites au bord de la famine, dont 5,2 millions d’enfants. En outre, 66 000 enfants yéménites meurent chaque année de maladies évitables en raison du blocus du Yémen par la coalition, qui a également permis la prolifération de la pire épidémie de choléra de l’histoire.

Malgré l’énorme bilan des victimes du blocus de la coalition et des frappes aériennes, le “cerveau” du conflit, le prince héritier Mohammad bin Salman, a promis de continuer à prendre pour cible les civils yéménites, y compris les femmes et les enfants, afin de “laisser un grand impact sur la conscience des Yéménites[pour] générations”.

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