Colonisation israélienne de Jérusalem-Est : Trois sociétés françaises impliquées dans la construction du tramway

Colonisation israélienne de Jérusalem-Est Trois sociétés françaises impliquées dans la construction du tramway

Truth ONG- Des entreprises françaises impliquées dans la colonisation israélienne en territoire palestinien occupé, ce n’est pas la première fois que l’on entend ce genre de critique.

Alors que le gouvernement français s’oppose à la décision américaine de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, nos organisations publient aujourd’hui un rapport mettant en lumière la participation de trois entreprises françaises, EGIS et SYSTRA, filiales d’établissements publics (SNCF et RATP ; Caisse des Dépôts et Consignations) et ALSTOM, dans la construction du tramway de Jérusalem.

« Trois sociétés françaises, deux sociétés à capitaux publics majoritaires, qui rend donc la chose particulièrement scandaleuse de notre point de vue, témoigne Didier Fagart, auteur du rapport et membre de l’Association France Palestine solidarité (AFPS), du point de vue de la contradiction qu’il peut y avoir entre la politique de la France dans la région, sa dénonciation permanente de la colonisation israélienne, donc on a du mal à admettre et à comprendre que le gouvernement français ne prenne pas les dispositions nécessaires pour faire cesser ce déni de droit. »

Outil de la politique de colonisation et d’annexion israélienne, cette construction emblématique vise à relier Jérusalem Ouest aux colonies israéliennes implantées sur le territoire palestinien de Jérusalem Est, en violation flagrante du droit international, avec la prolongation d’une ligne existante et la création de deux nouvelles lignes ayant toutes pour terminus des colonies, a rapporté FIDH.

La Fédération internationale des droits de l’homme, des syndicats (CFDT, CGT, Solidaires) et des associations pro-palestiniennes dénoncent une violation du droit international, en contradiction avec la position exprimée par la France dans le conflit israélo-palestinien, selon RFI.

L’occupation de Jérusalem Est et son « annexion » par l’état israélien violent le droit international, comme l’ont rappelé de multiples résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

« Cette implication de deux filiales d’entreprises publiques et d’Alstom parait d’autant plus scandaleuse que ces entreprises sont soumises à la loi sur le devoir de vigilance et ont pris des engagements pour le respect des droits de l’homme, en signant le « Pacte mondial des Nations Unies ». Ces textes ne sont pas facultatifs mais les engagent à ne pas se rendre complices de violations flagrantes du droit international ! », a dit Maryse Artiguelong, Vice-Présidente de la Ligue des droits de l’Homme et de la FIDH.

Leave a Response