Perspective

Le respect des principes des droits de l’homme constitue l’une des obligations que doivent respecter les sociétés développées. Certes, cela ne se fait pas en un jour, et le processus ne se conduit pas à l’improviste : il requiert des infrastructures principales, des investissements, un enseignement, un entraînement et une pratique au niveau des États et au sein des sociétés. Si ce processus a été mené à bien dans certains pays européens, de telle sorte qu’ils respectent parfaitement les droits de leurs citoyens, les citoyens de la plupart des nations sont privés de leurs droits fondamentaux.

Nous cherchons à faire émerger l’opportunité pour tous les hommes, quelles que soient leurs origines ethniques, raciales et religieuses, de jouir de droits égaux. Ainsi que l’a déclaré, il y a 14 siècles, le deuxième imam chiite Hassan ibn Alî – Que la paix soit sur lui ! – : « Souhaite aux autres ce que tu souhaites pour toi-même, et ce qui te déplais, ne le choisis pas pour les autres. »

Aujourd’hui, l’idée des droits de l’homme est devenue un prétexte, pour les pouvoirs publics, àfaire deux poids, deux mesures : ainsi, ils la revendiquent lorsqu’elle sert leurs intérêts, et ils y renoncent lorsqu’elle les dessert. C’est une vérité amère qui trouve ses racines dans les théories et les convictions qu’embrassent les grands pouvoirs et qui influent leur gouvernance.

Les intellectuels et les théoriciens occidentaux ignorent principalement les revendications sociales et religieuses des citoyens, et se plaisent à orner leurs pensées du terme de « liberté », alors qu’ils poursuivent des buts contradictoires et discriminatoires, pendant que les penseurs de gauche et les marxistes parlent d’égalité et d’égalitarisme, mais ne font rien pour imposer ces idéaux. Selon nous, ce qui peut répondre aux besoins individuels et sociaux de l’humanité, c’est « la liberté tout en éthique » et « l’économie tout en justice », critères qui peuvent être appliqués dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Dans ce but, nous essayons donc de nous concentrer sur les problèmes des droits de l’homme au niveau international, de relayer les actualités, et d’interviewer des experts et des universitaires compétents au sujet de la violation par les États développésdes droits de l’homme et du droit international humanitaire, afin d’encourager les citoyens à persuader les hommes politiques et leurs dirigeants à tourner le dos à la discrimination et à changer les approches à caractère politique qu’ils ontface aux droits de l’homme, afin qu’ils revendiquent les mêmes valeurs, aussi bien pour leur nation que pour les autres.

En conséquence, de même que le vote par les urnes est respecté dans les pays européens, de même le vote et les aspirations des peuples des autres parties du monde, dont la Palestine, Bahreïn ou encore le Yémen, doivent l’être aussi. De plus, de même que la mort de citoyens européens et américains lors d’attaques terroristes est écœurante   et répréhensible, de même le bombardement de citoyens, les tueries quotidiennes, les massacres et les assassinats de figures politiques, religieuses ou scientifiques – y compris ceux qui, commis par des groupes terroristes ou par des États soutenant le terrorisme dans la région tumultueuse et turbulente de l’Asie occidentale, sont tout autant méprisables – doivent être critiqués et sévèrement contrés. Nous sommes convaincus que le sang et l’identité humaine de tous les hommes ont la même valeur et doivent être respectés de la même façon.